SOA ARCHITECTES

  • • Date de livraison : 2005
    • Ville : Rennes
    • Département : 35
    • Maitre d'ouvrage : Cimbéton
    • Architectes associés : Pierre Sartoux & Augustin Rosenstiehl
    • Coût estimatif : 98 100 000 €HT
    • SHON : 50.470 m²
    • Nature de la mission : Etude

    La séparation entre ville et campagne, urbanisme et espaces naturels, lieux de consommation, de vie et lieu de production est de plus en plus problématique pour l’aménagement du territoire. L’idée séduisante d’une ville extra dense opposée à un paysage naturel ne va pas aujourd’hui sans la création de gigantesques lieux de productions indispensables à l’homme. Ces zones hors de la cité ne rentrent dans aucune de ces catégories et donnent lieu à des paysages de plus en plus inqualifiables, détruisant la structure du territoire par l’étalement urbain et polluant l’atmosphère par les réseaux de transports de plus en plus importants.
    La cité, si on l’appel encore ainsi, se répand fatalement sur le territoire avec ses zones de production et de consommation horizontales extraites du cœur de la ville (commerces, usines, stockages, serres…), fortement consommateurs d’espace.

    Pourtant, toujours plus performant, ces divers systèmes de productions sont techniquement de moins en moins contraints à la production horizontale. Pourquoi dès lors, les lieux de fabrication des objets de consommation ou d’aliments ne retrouveraient pas leur place au coeur de l’urbanité ? Et renouer avec une mixité logement, commerce et production/transformation si importante pour la cité ?

    Le concept de la Tour Vivante vise à associer la production agricole, habitation et activités dans un système unique et vertical. Ce système permettrait de redensifier la ville tout en lui apportant une plus grande autonomie vis-à-vis des plaines agricoles, réduisant du même coup les transports entre territoires urbains et extra-urbains. La superposition encore inhabituelle de ces programmes permet enfin d’envisager de nouvelles relations fonctionnelles et énergétiques entre culture agricole, espaces tertiaires, logement et commerce induisant une très forte économie d’énergie.