octobre

  • établissement public 
    2016
    (38 - Isère)
    Avenue des plantations
    38350 la mure
    France métropolitaine
    Architecte(s) associé(s) :
    Guillaume Girod architecte
    Maître d’ouvrage :
    Ville de la Mure
    Projet/project: Halle des sports pluridisciplinaire

    Site: La Mure (38)

    Surface: 2 600 m2

    Budget: 2,7 M€ HT/0,5 M€ HT

    Collaboration: GGA architecture

    Le projet propose une réponse globale sur l’ensemble du site. Bordé par de multiples espaces sportifs (stade de rugby-piscine-gymnase), la nouvelle halle prend place dans un contexte décousu. Le choix de l’implantation était donc stratégique.
    Elle justifie l’arrivée de ce nouvel équipement sportif, tout en renforçant le lien avec le tissu lâche environnant. En retravaillant les liaisons piétonnes et cheminements existants, le projet trouve sa place dans la morphologie étirée du site.
    La proposition offre à la halle une place justifiée, s’implantant sur le terrain en lieu et place de la piscine à démolir. Sa position en pointe crée une centralité (polarité sportive) devant les terrains de tennis extérieurs et préserve un espace d’aménagements sportifs extérieurs jusqu’au fond de site. La halle est une jonction entre tous les équipements sportifs, activant un élément commun, le sol. La morphologie du bâtiment évite l’effet monolithe d’une halle sportive. Formé sur la base d’un rectangle plein, le bâtiment se désarticule au niveau du rez-de-chaussée. Par ce geste, la volumétrie épouse la longueur du site et devient le marqueur identitaire de la Halle. L’accueil se définit naturellement par une hauteur à échelle humaine, visible depuis la rue et accentué par de larges porches accueillant le public ou les étudiants. Certaines fonctions existantes sont réintégrées dans la nouvelle halle pour plus de lisibilité et de cohérence. A l’opposé le Dojo est suspendu. A l’image des arts martiaux qu’il abrite, ce porte-à-faux abrite un large préau (espace hors SHON) pour des pratiques sportives annexes.
    Deux systèmes constructifs traduisent la logique fonctionnelle du bâtiment, évitant une consommation superflue de matière. Le bâtiment se lit par un soubassement composé de prémur béton protégeant la construction des chocs et agressions, surélevé d’une façade de panneaux métallique fixé à la structure primaire métal. Cette volonté simple de faire au plus juste rejoint l’idée d’engager un travail architectural dans son sens le plus essentiel : un projet justifié qui réponde aux attentes du programme proposant une lecture singulière au lieu qui l’accueille.