Franck DEROCHE Architectures

  • Vue du quartier de la gare depuis la rive droite
    Vue du quartier de la gare depuis la rive droite
    Urbanisme et aménagement de lotissement 
    2015
    (51 - Marne)
    Quartier de la Gare
    51000 CHALONS-EN-CHAMPAGNE
    France métropolitaine
    Maître d’ouvrage :
    -
    Le projet se situe à Châlons-en-Champagne, chef-lieu du département de la Marne et préfecture de la région Champagne-Ardenne. La ville compte environ 46000 habitants.

    Avant toutes choses, il est indispensable de présenter le climat qui règne à Châlons-en-Champagne.

    Comme de nombreuses villes moyennes, Châlons subit de plein fouet l’effet « crise » relayé par les média. Malgré les efforts des élus pour redynamiser la région chalonnaise, une forme de déprime s’installe à différents niveaux.

    D’abord, Châlons accueillait, jusqu’à présent, de nombreux corps militaires. L’annonce de la fermeture une à une des casernes n’a fait qu’affaiblir la démographie de la ville. Lors du troisième trimestre 2014, il a été annoncé, par décision nationale, la fermeture de la dernière caserne encore en activité. La ville perd environ 3000 personnes sur une population de 46000. Cela a évidemment un impact direct sur les commerces de proximité et les activités locales.

    A cela s’ajoute la future perte du statut de capitale de région. En effet, la fusion de la Champagne Ardenne avec la Lorraine et l’Alsace ajoute des craintes quant au devenir de la ville car Strasbourg brigue le poste de Capitale de région Grand Est. Des répercutions politiques, économiques et sociales risquent d’accentuer une forme de récession au niveau local.

    Le climat, tant psychologique que financier, est morose. Des entreprises majeures ferment et l’immobilier est impacté. La logique de croissance s’essouffle.

    La ville est en perte de vitesse, n’est-ce pas le moment opportun de ralentir ? Serait-ce le temps de ne plus subir ce ralentissement en prenant conscience de ses avantages ? Notre éducation du «toujours plus vite» condamne souvent cette lenteur. Comme le précise Pierre Sansot dans «Du bon usage de la lenteur», elle n’est pas immédiatement considérée comme une vertu. On peut la confondre avec l’apathie, l’aboulie, l’inertie ou encore la nonchalance. Ainsi, il est intéressant de parler de ce que peut apporter la notion de lenteur et de confronter cette notion à celle plus sensuelle de douceur.

    Pour faire face à des pertes de croissances économiques mais aussi de population et à un ralentissement économique, n’existe-t-il pas un mode différent de développement urbain pour passer d’une décroissance subie à une alter croissance choisie ? Selon quelles règles élaborer une «ville de la juste mesure» ? Thierry Paquot écrit d’ailleurs en 2015, «Désastres urbains : les villes meurent aussi.»

    Dans mon mémoire de Master de Décembre 2014, j’ai développé une recherche exploratoire sur des exemples de projet urbains à l’épreuve de la décroissance. Ma réflexion débute avec une analyse du mouvement Italien Cittàslow qui est né en 1986 à la suite de l’installation d’un Fastfood (Mac Donald) à Rome. En opposition au concept de «fast», le critique gastronomique Carlo PETRINI lance le mouvement Slow Food et refuse ainsi l’uniformisation. Il porte un regard différent sur ce qu’est l’alimentation, l’agriculture et la gastronomie.

    A travers ce concept il valorise la gastronomie traditionnelle avec des produits locaux et avec pour arguments principaux le lien social et le plaisir. Le concept slow s’applique désormais à de multiples disciplines comme la slow-médecine, la slow-science, le slow-management, le slow-art ou encore la slow-architecture et la slow-city ou Cittàslow pour l’urbanisme.

    Pour étayer ma réflexion sur la possible conception d’une ville plus lente, voire plus douce, je me appuyé sur l’ouvrage de Serge Latouche : « Le pari de la décroissance » paru en 2006. Dans cet ouvrage, l’économiste propose des outils pour accéder à une forme de décroissance choisie. Ces outils sont 8 mots clef organisés sous la forme d’un cercle vertueux :

    Réévaluer – Reconceptualiser- Restructurer – Redistribuer –Relocaliser - Réduire – Réutiliser – Recycler

    Je me suis alors approprié chaque terme comme des outils pour tenter de proposer un développement urbain adapté à une ville moyenne, non pas dans une logique de décroissance mais plutôt d’alter croissance.
  • Plan et maquette 3d quartier de la gare Chalons-en-Champagne
    Plan et maquette 3d quartier de la gare Chalons-en-Champagne
    Urbanisme et aménagement de lotissement 
    2015
    (51 - Marne)
    Quartier de la Gare
    51000 CHALONS-EN-CHAMPAGNE
    France métropolitaine
    Maître d’ouvrage :
    -
    Le projet se situe à Châlons-en-Champagne, chef-lieu du département de la Marne et préfecture de la région Champagne-Ardenne. La ville compte environ 46000 habitants.

    Avant toutes choses, il est indispensable de présenter le climat qui règne à Châlons-en-Champagne.

    Comme de nombreuses villes moyennes, Châlons subit de plein fouet l’effet « crise » relayé par les média. Malgré les efforts des élus pour redynamiser la région chalonnaise, une forme de déprime s’installe à différents niveaux.

    D’abord, Châlons accueillait, jusqu’à présent, de nombreux corps militaires. L’annonce de la fermeture une à une des casernes n’a fait qu’affaiblir la démographie de la ville. Lors du troisième trimestre 2014, il a été annoncé, par décision nationale, la fermeture de la dernière caserne encore en activité. La ville perd environ 3000 personnes sur une population de 46000. Cela a évidemment un impact direct sur les commerces de proximité et les activités locales.

    A cela s’ajoute la future perte du statut de capitale de région. En effet, la fusion de la Champagne Ardenne avec la Lorraine et l’Alsace ajoute des craintes quant au devenir de la ville car Strasbourg brigue le poste de Capitale de région Grand Est. Des répercutions politiques, économiques et sociales risquent d’accentuer une forme de récession au niveau local.

    Le climat, tant psychologique que financier, est morose. Des entreprises majeures ferment et l’immobilier est impacté. La logique de croissance s’essouffle.

    La ville est en perte de vitesse, n’est-ce pas le moment opportun de ralentir ? Serait-ce le temps de ne plus subir ce ralentissement en prenant conscience de ses avantages ? Notre éducation du «toujours plus vite» condamne souvent cette lenteur. Comme le précise Pierre Sansot dans «Du bon usage de la lenteur», elle n’est pas immédiatement considérée comme une vertu. On peut la confondre avec l’apathie, l’aboulie, l’inertie ou encore la nonchalance. Ainsi, il est intéressant de parler de ce que peut apporter la notion de lenteur et de confronter cette notion à celle plus sensuelle de douceur.

    Pour faire face à des pertes de croissances économiques mais aussi de population et à un ralentissement économique, n’existe-t-il pas un mode différent de développement urbain pour passer d’une décroissance subie à une alter croissance choisie ? Selon quelles règles élaborer une «ville de la juste mesure» ? Thierry Paquot écrit d’ailleurs en 2015, «Désastres urbains : les villes meurent aussi.»

    Dans mon mémoire de Master de Décembre 2014, j’ai développé une recherche exploratoire sur des exemples de projet urbains à l’épreuve de la décroissance. Ma réflexion débute avec une analyse du mouvement Italien Cittàslow qui est né en 1986 à la suite de l’installation d’un Fastfood (Mac Donald) à Rome. En opposition au concept de «fast», le critique gastronomique Carlo PETRINI lance le mouvement Slow Food et refuse ainsi l’uniformisation. Il porte un regard différent sur ce qu’est l’alimentation, l’agriculture et la gastronomie.

    A travers ce concept il valorise la gastronomie traditionnelle avec des produits locaux et avec pour arguments principaux le lien social et le plaisir. Le concept slow s’applique désormais à de multiples disciplines comme la slow-médecine, la slow-science, le slow-management, le slow-art ou encore la slow-architecture et la slow-city ou Cittàslow pour l’urbanisme.

    Pour étayer ma réflexion sur la possible conception d’une ville plus lente, voire plus douce, je me appuyé sur l’ouvrage de Serge Latouche : « Le pari de la décroissance » paru en 2006. Dans cet ouvrage, l’économiste propose des outils pour accéder à une forme de décroissance choisie. Ces outils sont 8 mots clef organisés sous la forme d’un cercle vertueux :

    Réévaluer – Reconceptualiser- Restructurer – Redistribuer –Relocaliser - Réduire – Réutiliser – Recycler

    Je me suis alors approprié chaque terme comme des outils pour tenter de proposer un développement urbain adapté à une ville moyenne, non pas dans une logique de décroissance mais plutôt d’alter croissance.
  • Coupe sur quartier de la gare Châlons-en-Champagne
    Coupe sur quartier de la gare Châlons-en-Champagne
    Urbanisme et aménagement de lotissement 
    2015
    (51 - Marne)
    Quartier de la Gare
    51000 CHALONS-EN-CHAMPAGNE
    France métropolitaine
    Maître d’ouvrage :
    -
    Le projet se situe à Châlons-en-Champagne, chef-lieu du département de la Marne et préfecture de la région Champagne-Ardenne. La ville compte environ 46000 habitants.

    Avant toutes choses, il est indispensable de présenter le climat qui règne à Châlons-en-Champagne.

    Comme de nombreuses villes moyennes, Châlons subit de plein fouet l’effet « crise » relayé par les média. Malgré les efforts des élus pour redynamiser la région chalonnaise, une forme de déprime s’installe à différents niveaux.

    D’abord, Châlons accueillait, jusqu’à présent, de nombreux corps militaires. L’annonce de la fermeture une à une des casernes n’a fait qu’affaiblir la démographie de la ville. Lors du troisième trimestre 2014, il a été annoncé, par décision nationale, la fermeture de la dernière caserne encore en activité. La ville perd environ 3000 personnes sur une population de 46000. Cela a évidemment un impact direct sur les commerces de proximité et les activités locales.

    A cela s’ajoute la future perte du statut de capitale de région. En effet, la fusion de la Champagne Ardenne avec la Lorraine et l’Alsace ajoute des craintes quant au devenir de la ville car Strasbourg brigue le poste de Capitale de région Grand Est. Des répercutions politiques, économiques et sociales risquent d’accentuer une forme de récession au niveau local.

    Le climat, tant psychologique que financier, est morose. Des entreprises majeures ferment et l’immobilier est impacté. La logique de croissance s’essouffle.

    La ville est en perte de vitesse, n’est-ce pas le moment opportun de ralentir ? Serait-ce le temps de ne plus subir ce ralentissement en prenant conscience de ses avantages ? Notre éducation du «toujours plus vite» condamne souvent cette lenteur. Comme le précise Pierre Sansot dans «Du bon usage de la lenteur», elle n’est pas immédiatement considérée comme une vertu. On peut la confondre avec l’apathie, l’aboulie, l’inertie ou encore la nonchalance. Ainsi, il est intéressant de parler de ce que peut apporter la notion de lenteur et de confronter cette notion à celle plus sensuelle de douceur.

    Pour faire face à des pertes de croissances économiques mais aussi de population et à un ralentissement économique, n’existe-t-il pas un mode différent de développement urbain pour passer d’une décroissance subie à une alter croissance choisie ? Selon quelles règles élaborer une «ville de la juste mesure» ? Thierry Paquot écrit d’ailleurs en 2015, «Désastres urbains : les villes meurent aussi.»

    Dans mon mémoire de Master de Décembre 2014, j’ai développé une recherche exploratoire sur des exemples de projet urbains à l’épreuve de la décroissance. Ma réflexion débute avec une analyse du mouvement Italien Cittàslow qui est né en 1986 à la suite de l’installation d’un Fastfood (Mac Donald) à Rome. En opposition au concept de «fast», le critique gastronomique Carlo PETRINI lance le mouvement Slow Food et refuse ainsi l’uniformisation. Il porte un regard différent sur ce qu’est l’alimentation, l’agriculture et la gastronomie.

    A travers ce concept il valorise la gastronomie traditionnelle avec des produits locaux et avec pour arguments principaux le lien social et le plaisir. Le concept slow s’applique désormais à de multiples disciplines comme la slow-médecine, la slow-science, le slow-management, le slow-art ou encore la slow-architecture et la slow-city ou Cittàslow pour l’urbanisme.

    Pour étayer ma réflexion sur la possible conception d’une ville plus lente, voire plus douce, je me appuyé sur l’ouvrage de Serge Latouche : « Le pari de la décroissance » paru en 2006. Dans cet ouvrage, l’économiste propose des outils pour accéder à une forme de décroissance choisie. Ces outils sont 8 mots clef organisés sous la forme d’un cercle vertueux :

    Réévaluer – Reconceptualiser- Restructurer – Redistribuer –Relocaliser - Réduire – Réutiliser – Recycler

    Je me suis alors approprié chaque terme comme des outils pour tenter de proposer un développement urbain adapté à une ville moyenne, non pas dans une logique de décroissance mais plutôt d’alter croissance.
  • Façade Ouest
    Façade Ouest
    Urbanisme et aménagement de lotissement 
    2015
    (51 - Marne)
    Quartier de la Gare
    51000 CHALONS-EN-CHAMPAGNE
    France métropolitaine
    Maître d’ouvrage :
    -
    Le projet se situe à Châlons-en-Champagne, chef-lieu du département de la Marne et préfecture de la région Champagne-Ardenne. La ville compte environ 46000 habitants.

    Avant toutes choses, il est indispensable de présenter le climat qui règne à Châlons-en-Champagne.

    Comme de nombreuses villes moyennes, Châlons subit de plein fouet l’effet « crise » relayé par les média. Malgré les efforts des élus pour redynamiser la région chalonnaise, une forme de déprime s’installe à différents niveaux.

    D’abord, Châlons accueillait, jusqu’à présent, de nombreux corps militaires. L’annonce de la fermeture une à une des casernes n’a fait qu’affaiblir la démographie de la ville. Lors du troisième trimestre 2014, il a été annoncé, par décision nationale, la fermeture de la dernière caserne encore en activité. La ville perd environ 3000 personnes sur une population de 46000. Cela a évidemment un impact direct sur les commerces de proximité et les activités locales.

    A cela s’ajoute la future perte du statut de capitale de région. En effet, la fusion de la Champagne Ardenne avec la Lorraine et l’Alsace ajoute des craintes quant au devenir de la ville car Strasbourg brigue le poste de Capitale de région Grand Est. Des répercutions politiques, économiques et sociales risquent d’accentuer une forme de récession au niveau local.

    Le climat, tant psychologique que financier, est morose. Des entreprises majeures ferment et l’immobilier est impacté. La logique de croissance s’essouffle.

    La ville est en perte de vitesse, n’est-ce pas le moment opportun de ralentir ? Serait-ce le temps de ne plus subir ce ralentissement en prenant conscience de ses avantages ? Notre éducation du «toujours plus vite» condamne souvent cette lenteur. Comme le précise Pierre Sansot dans «Du bon usage de la lenteur», elle n’est pas immédiatement considérée comme une vertu. On peut la confondre avec l’apathie, l’aboulie, l’inertie ou encore la nonchalance. Ainsi, il est intéressant de parler de ce que peut apporter la notion de lenteur et de confronter cette notion à celle plus sensuelle de douceur.

    Pour faire face à des pertes de croissances économiques mais aussi de population et à un ralentissement économique, n’existe-t-il pas un mode différent de développement urbain pour passer d’une décroissance subie à une alter croissance choisie ? Selon quelles règles élaborer une «ville de la juste mesure» ? Thierry Paquot écrit d’ailleurs en 2015, «Désastres urbains : les villes meurent aussi.»

    Dans mon mémoire de Master de Décembre 2014, j’ai développé une recherche exploratoire sur des exemples de projet urbains à l’épreuve de la décroissance. Ma réflexion débute avec une analyse du mouvement Italien Cittàslow qui est né en 1986 à la suite de l’installation d’un Fastfood (Mac Donald) à Rome. En opposition au concept de «fast», le critique gastronomique Carlo PETRINI lance le mouvement Slow Food et refuse ainsi l’uniformisation. Il porte un regard différent sur ce qu’est l’alimentation, l’agriculture et la gastronomie.

    A travers ce concept il valorise la gastronomie traditionnelle avec des produits locaux et avec pour arguments principaux le lien social et le plaisir. Le concept slow s’applique désormais à de multiples disciplines comme la slow-médecine, la slow-science, le slow-management, le slow-art ou encore la slow-architecture et la slow-city ou Cittàslow pour l’urbanisme.

    Pour étayer ma réflexion sur la possible conception d’une ville plus lente, voire plus douce, je me appuyé sur l’ouvrage de Serge Latouche : « Le pari de la décroissance » paru en 2006. Dans cet ouvrage, l’économiste propose des outils pour accéder à une forme de décroissance choisie. Ces outils sont 8 mots clef organisés sous la forme d’un cercle vertueux :

    Réévaluer – Reconceptualiser- Restructurer – Redistribuer –Relocaliser - Réduire – Réutiliser – Recycler

    Je me suis alors approprié chaque terme comme des outils pour tenter de proposer un développement urbain adapté à une ville moyenne, non pas dans une logique de décroissance mais plutôt d’alter croissance.
  • Nouvelle gare de Châlons-en-Champagne
    Nouvelle gare de Châlons-en-Champagne
    Urbanisme et aménagement de lotissement 
    2015
    (51 - Marne)
    Quartier de la Gare
    51000 CHALONS-EN-CHAMPAGNE
    France métropolitaine
    Maître d’ouvrage :
    -
    Le projet se situe à Châlons-en-Champagne, chef-lieu du département de la Marne et préfecture de la région Champagne-Ardenne. La ville compte environ 46000 habitants.

    Avant toutes choses, il est indispensable de présenter le climat qui règne à Châlons-en-Champagne.

    Comme de nombreuses villes moyennes, Châlons subit de plein fouet l’effet « crise » relayé par les média. Malgré les efforts des élus pour redynamiser la région chalonnaise, une forme de déprime s’installe à différents niveaux.

    D’abord, Châlons accueillait, jusqu’à présent, de nombreux corps militaires. L’annonce de la fermeture une à une des casernes n’a fait qu’affaiblir la démographie de la ville. Lors du troisième trimestre 2014, il a été annoncé, par décision nationale, la fermeture de la dernière caserne encore en activité. La ville perd environ 3000 personnes sur une population de 46000. Cela a évidemment un impact direct sur les commerces de proximité et les activités locales.

    A cela s’ajoute la future perte du statut de capitale de région. En effet, la fusion de la Champagne Ardenne avec la Lorraine et l’Alsace ajoute des craintes quant au devenir de la ville car Strasbourg brigue le poste de Capitale de région Grand Est. Des répercutions politiques, économiques et sociales risquent d’accentuer une forme de récession au niveau local.

    Le climat, tant psychologique que financier, est morose. Des entreprises majeures ferment et l’immobilier est impacté. La logique de croissance s’essouffle.

    La ville est en perte de vitesse, n’est-ce pas le moment opportun de ralentir ? Serait-ce le temps de ne plus subir ce ralentissement en prenant conscience de ses avantages ? Notre éducation du «toujours plus vite» condamne souvent cette lenteur. Comme le précise Pierre Sansot dans «Du bon usage de la lenteur», elle n’est pas immédiatement considérée comme une vertu. On peut la confondre avec l’apathie, l’aboulie, l’inertie ou encore la nonchalance. Ainsi, il est intéressant de parler de ce que peut apporter la notion de lenteur et de confronter cette notion à celle plus sensuelle de douceur.

    Pour faire face à des pertes de croissances économiques mais aussi de population et à un ralentissement économique, n’existe-t-il pas un mode différent de développement urbain pour passer d’une décroissance subie à une alter croissance choisie ? Selon quelles règles élaborer une «ville de la juste mesure» ? Thierry Paquot écrit d’ailleurs en 2015, «Désastres urbains : les villes meurent aussi.»

    Dans mon mémoire de Master de Décembre 2014, j’ai développé une recherche exploratoire sur des exemples de projet urbains à l’épreuve de la décroissance. Ma réflexion débute avec une analyse du mouvement Italien Cittàslow qui est né en 1986 à la suite de l’installation d’un Fastfood (Mac Donald) à Rome. En opposition au concept de «fast», le critique gastronomique Carlo PETRINI lance le mouvement Slow Food et refuse ainsi l’uniformisation. Il porte un regard différent sur ce qu’est l’alimentation, l’agriculture et la gastronomie.

    A travers ce concept il valorise la gastronomie traditionnelle avec des produits locaux et avec pour arguments principaux le lien social et le plaisir. Le concept slow s’applique désormais à de multiples disciplines comme la slow-médecine, la slow-science, le slow-management, le slow-art ou encore la slow-architecture et la slow-city ou Cittàslow pour l’urbanisme.

    Pour étayer ma réflexion sur la possible conception d’une ville plus lente, voire plus douce, je me appuyé sur l’ouvrage de Serge Latouche : « Le pari de la décroissance » paru en 2006. Dans cet ouvrage, l’économiste propose des outils pour accéder à une forme de décroissance choisie. Ces outils sont 8 mots clef organisés sous la forme d’un cercle vertueux :

    Réévaluer – Reconceptualiser- Restructurer – Redistribuer –Relocaliser - Réduire – Réutiliser – Recycler

    Je me suis alors approprié chaque terme comme des outils pour tenter de proposer un développement urbain adapté à une ville moyenne, non pas dans une logique de décroissance mais plutôt d’alter croissance.
  • Façade Est
    Façade Est
    Urbanisme et aménagement de lotissement 
    2015
    (51 - Marne)
    Quartier de la Gare
    51000 CHALONS-EN-CHAMPAGNE
    France métropolitaine
    Maître d’ouvrage :
    -
    Le projet se situe à Châlons-en-Champagne, chef-lieu du département de la Marne et préfecture de la région Champagne-Ardenne. La ville compte environ 46000 habitants.

    Avant toutes choses, il est indispensable de présenter le climat qui règne à Châlons-en-Champagne.

    Comme de nombreuses villes moyennes, Châlons subit de plein fouet l’effet « crise » relayé par les média. Malgré les efforts des élus pour redynamiser la région chalonnaise, une forme de déprime s’installe à différents niveaux.

    D’abord, Châlons accueillait, jusqu’à présent, de nombreux corps militaires. L’annonce de la fermeture une à une des casernes n’a fait qu’affaiblir la démographie de la ville. Lors du troisième trimestre 2014, il a été annoncé, par décision nationale, la fermeture de la dernière caserne encore en activité. La ville perd environ 3000 personnes sur une population de 46000. Cela a évidemment un impact direct sur les commerces de proximité et les activités locales.

    A cela s’ajoute la future perte du statut de capitale de région. En effet, la fusion de la Champagne Ardenne avec la Lorraine et l’Alsace ajoute des craintes quant au devenir de la ville car Strasbourg brigue le poste de Capitale de région Grand Est. Des répercutions politiques, économiques et sociales risquent d’accentuer une forme de récession au niveau local.

    Le climat, tant psychologique que financier, est morose. Des entreprises majeures ferment et l’immobilier est impacté. La logique de croissance s’essouffle.

    La ville est en perte de vitesse, n’est-ce pas le moment opportun de ralentir ? Serait-ce le temps de ne plus subir ce ralentissement en prenant conscience de ses avantages ? Notre éducation du «toujours plus vite» condamne souvent cette lenteur. Comme le précise Pierre Sansot dans «Du bon usage de la lenteur», elle n’est pas immédiatement considérée comme une vertu. On peut la confondre avec l’apathie, l’aboulie, l’inertie ou encore la nonchalance. Ainsi, il est intéressant de parler de ce que peut apporter la notion de lenteur et de confronter cette notion à celle plus sensuelle de douceur.

    Pour faire face à des pertes de croissances économiques mais aussi de population et à un ralentissement économique, n’existe-t-il pas un mode différent de développement urbain pour passer d’une décroissance subie à une alter croissance choisie ? Selon quelles règles élaborer une «ville de la juste mesure» ? Thierry Paquot écrit d’ailleurs en 2015, «Désastres urbains : les villes meurent aussi.»

    Dans mon mémoire de Master de Décembre 2014, j’ai développé une recherche exploratoire sur des exemples de projet urbains à l’épreuve de la décroissance. Ma réflexion débute avec une analyse du mouvement Italien Cittàslow qui est né en 1986 à la suite de l’installation d’un Fastfood (Mac Donald) à Rome. En opposition au concept de «fast», le critique gastronomique Carlo PETRINI lance le mouvement Slow Food et refuse ainsi l’uniformisation. Il porte un regard différent sur ce qu’est l’alimentation, l’agriculture et la gastronomie.

    A travers ce concept il valorise la gastronomie traditionnelle avec des produits locaux et avec pour arguments principaux le lien social et le plaisir. Le concept slow s’applique désormais à de multiples disciplines comme la slow-médecine, la slow-science, le slow-management, le slow-art ou encore la slow-architecture et la slow-city ou Cittàslow pour l’urbanisme.

    Pour étayer ma réflexion sur la possible conception d’une ville plus lente, voire plus douce, je me appuyé sur l’ouvrage de Serge Latouche : « Le pari de la décroissance » paru en 2006. Dans cet ouvrage, l’économiste propose des outils pour accéder à une forme de décroissance choisie. Ces outils sont 8 mots clef organisés sous la forme d’un cercle vertueux :

    Réévaluer – Reconceptualiser- Restructurer – Redistribuer –Relocaliser - Réduire – Réutiliser – Recycler

    Je me suis alors approprié chaque terme comme des outils pour tenter de proposer un développement urbain adapté à une ville moyenne, non pas dans une logique de décroissance mais plutôt d’alter croissance.