Atelier Diard Architecte

  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






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    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






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    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






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    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






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    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






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    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
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    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
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    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






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    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

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    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.






  • • Ville : Nantes
    • Département : Loire atlantique
    • SHON : 7000m2


    I l e d e N a n t e s, 2 0 0 9


    Projet d’une école d’Art sur la pointe ouest

    Ce territoire singulier au passé insulaire à caractère éphémère, a peu à peu été conquis et domestiqué par l’homme et plus particulièrement au cours du XIXe siècle à des fins industrielles et commerciales. Depuis l’arrêt des chantiers navals et le lancement du Bougainville le 3 juillet 1987, ce site unique est progressivement devenu une friche en plein cœur de l’agglomération Nantaises. Conscient de la richesse liée à l’histoire de l’île, mais aussi aux perspectives d’avenir que représente cet univers fortement ancré dans la mémoire et l’imaginaire collectif, la ville de Nantes a su mener une politique de conservation de ce patrimoine culturel à travers un vaste programme de réhabilitation de nombreux bâtiments des anciens chantiers avec en parallèle, la construction de quartiers entiers voués au logement. Cette volonté a eu pour effets d’entretenir une dynamique très importante offrant ainsi de nombreuses perspectives économiques sociales et culturelles.
    Malgré cette mise en œuvre, la pointe ouest de l’île demeure à mes yeux une impasse. Sur ces parcours fléchés que représentent dès lors ces quais devenus « esthétiques », nos esprits demeurent sur rails. A la pointe de l’Ile, la perspective sur l’estuaire et pourtant magnifique avec au fond la grande porte de Cheviré, mais la frustration est grande de ne pouvoir embarquer, prendre l’Estuaire et partir en voyage. Après plusieurs jours de déambulation je compris en découvrant ici et là plusieurs affaissements de sol que je n’étais pas sur une terre au sens géologique du terme, avec du calcaire ou bien du schiste, ni même une simple terre végétale, mais bel et bien sur un remblai constitué de couches multiples le tout cerclé d’un quai de béton. Cette terre qui n’en n’était pas une, ce plateau nivelé, calibré et formaté, ce vaste outil de production construit de toute pièce par l’homme, puis laissé à l’abandon, et de nos jours figé, sanctuarisé, représentait à mes yeux le miroir de notre dérive économico environnementale, « les quais de l’oubli ».

    S o u s l e s g r a v a t s, l e s a b l e e t l ' e a u

    Malgré l’omniprésence d’un riche passé industriel incontournable, le territoire rêvé demeurait un archipel, une lagune, une sorte de transition entre terre et eau, un filtre. A partir de ce constat, le parti architectural de ce projet d’école d’art devait de toute évidence s’appuyer sur deux points cruciaux : Un passé historique et géographique fort, mais également le présent d’une situation économique et sociale incertaine. Le désir de réaménagement de l’élément naturel (terre et eau), la réalité initiale de l’insularité multiple, ne relevait pour autant d’une action à caractère passéiste, mais tout au contraire d’une tentative de reconnexion du citadin avec le monde naturel, afin que, pour l’habitant de la ville, le vécu du présent mais aussi la façon d’envisager le futur réintègre cette notion de racine. Enfin, le contexte économique et social mondial ne pouvait être oublié de par son caractère particulièrement préoccupant. Le constat d’une situation de fin de cycle était omniprésent.
    Ne prônant pas la rupture, mais bel et bien un changement de cap, situé sur la frange de deux îles, le projet se devait d’affirmer cette volonté par une réalité physique de franchissement, traduisant la métaphore du passage d’une situation sociétale en fin de vie vers un futur aux orientations environnementales raisonnées.