Vivre dans l'affection

Grand Paris
Maison individuelle
Perspective lointaine de la maison
Perspective extérieure du salon
Perspective intérieure de la chambre
Perspective extérieure du toit végétalisé
Perspective intérieure de l'entrée
Perspective extérieure de la passerelle d'accès sur la toîture
Perspective intérieure de la cuisine
Perspective extérieure de la chambre
Perspective extérieure de la courbe de la toîture
Maquette blanche
Neuf

Rien ne laissait supposer que cette habitation puisse voir le jour dans cette banlieue reculée de Paris.

Proche du Canal de l’Ourc, à l’entrée du Parc de la Bergère de Bobigny, se niche une petite clairière cernée de grands Cèdres, Erables et Saules pleureurs. Protégée des nuisances de la ville (tout particulièrement de ses nombreuses voies de chemins de fer) une maison quelque peu singulière y prend fermement position. Mais ce n’est qu’en progressant au sommet de cette clairière que l’on devine peu à peu sa présence. Son toit discret suit la courbe de la colline. Une passerelle enjambe un vide autour de la maison où un cours d’eau la protège.

Cette maison semble choisir méticuleusement ses visiteurs.

Y réside une personne souffrant d’une pathologie aiguë de la propreté et du rangement. Cet homme se distingue par son besoin d’hygiène excessif et vit dans un logement quasiment vide. 
Il accepte rarement le contact social et refuse toute intrusion dans son habitat. Son domicile ne comporte que les objets les plus essentiels, les plus purs à ses yeux.

Assailli par ses craintes, cette maison est son premier remède.

Son sas d’entrée franchi, ses lieux de vies se développent à la manière d’une topographie naturelle où chaque espace communique avec les autres sans la séparation des portes et des cloisons, abolissant ainsi le mystère inquiétant de ce qui échappe au regard et au contrôle. Seule la salle d’eau est isolée dans le noyau technique qui regroupe tous les fluides potentiellement «suspects». 

Le toit en courbe fonctionne en miroir avec le sol en béton ciré et tous deux se rejoignent au point sensible de friction et d’équilibre de la maison : son entrée. Seul point de contact avec l’extérieur.
Parfaitement lumineuse avec ses baies vitrées, la maison reste cependant résolument close puisqu’aucune ce celles-ci ne s’ouvre…

Un système de filtration d’air régule la respiration de ce microcosme impénétrable. Les voiles occultants des menuiseries extérieures achèvent le choix de cet homme de se couper du monde, si tel est son désir.

Maître d’ouvrage
Client privé

Parc de la Bergère
93000Bobigny
France

2016
93 - Seine-Saint-Denis