






Il est des architectures qui semblent avoir toujours été là. Sur les hauteurs boisées de La Baule-Escoublac, avenue discrète proche des tennis, cette villa de villégiature de 1953 — dessinée par l’architecte Paul Maître et distinguée au titre du Patrimoine Architectural Intéressant — tient le haut d’un jardin dunaire en pente, face aux courts du Sporting et adossée à la fraîcheur du Parc des Dryades. Conçue pour les seuls étés, fatiguée à l’intérieur mais intacte dans sa silhouette moderniste, elle attendait son second souffle.
Notre projet prolonge son écriture plutôt qu’il ne la corrige : élever sans jamais dominer, agrandir sans rien trahir de la matière d’origine. Cette surélévation en secteur classé — un étage discret, franchement en retrait — vient coiffer la villa pour y loger une famille à l’année, sans rompre l’alignement du littoral ni l’intimité de la pinède.