Christophe Guillouët : dessins, peintures.

Nom
Christophe Guillouët : dessins, peintures.
Adresse
14 rue Cabanel
75015 Paris
France métropolitaine
Téléphone
01 56 58 25 21

Pour mon "journal dessiné", voir aussi mon blog : http://guillouet.unblog.fr/

Les dessins et peintures présentés ici sont un échantillon tiré d'un ensemble continu de travaux de 1975 à aujourd'hui. La plupart sont dans des carnets mais, plus récemment, aussi sur des feuilles libres.

Ceux qui précèdent 1977 sont perdus. En 1975, lors de vacances d'été, à Herne Bay, non loin de Canterbury, j'allais souvent voir et dessiner la cathédrale, la crypte notamment, où je faisais la voûte et les croisées d'ogive. Un espace non pas confiné mais lumineux, et moins complexe qu'en haut dans la basilique, pour le stade où j'en étais. L'été 1976 j'ai parcouru le sud de l'Angleterre et du Pays de Galles à vélo. J'ai dessiné les autres cathédrales, avec leurs greens, et Cambridge, et l'adoration des mages de Rubens au King's College. À copier des tableaux, j'ai découvert empiriquement une méthode d'apprentissage, ou d'assimilation assez gratifiante, sans trop de douleur, non pas du dessin dans son ensemble mais au moins de la composition, et de l'iconographie.

Le nom de "projets" donné aux dossiers qui regroupent ces dessins qualifie la nature et l'activité du dessin, et réciproquement celles du projet architectural. Dessin et projet se recoupent partiellement, et se complètent dans leurs buts et moyens respectifs.

Le dessin, en particulier, pose simultanément et synthétiquement plusieurs problèmes du projet et de la conception (design) : d'intellection des formes et des fonctions, de leur construction, de leur représentation, de leur image. En unifiant la pensée et le geste - "l'intellect et l'affect" aurait dit Sullivan -, il s'éprouve comme un modèle global de la représentation, soit une économie concrète de la pratique, applicable à la construction et à la production d'espaces. À ce titre, il spécifie l'architecture comme une activité qui peut se rendre indépendante du cadre métaphysique dans lequel est traditionnellement considéré cet art. Cadre qui peut toutefois lui être restitué mais sans apparaître comme condition primaire, nécessaire, de la conception.