









Le projet concerne la rénovation d’une villa des années 1970. À la suite de travaux ponctuels et successifs, la maison a progressivement perdu son caractère d’origine et son unité. Notre travail consiste donc à redonner de l’harmonie à l’ensemble en nous appuyant sur un existant très fragmenté, dont la complexité devient un levier du projet plutôt qu’une contrainte.
La principale difficulté réside dans la succession des espaces et dans l’importance des zones de circulation et du hall, qui nuisent à la lisibilité des pièces et à la perception des volumes. Les clients ne souhaitant modifier aucun usage existant, nous avons choisi d’assumer et de souligner l’implantation en enfilade des pièces afin que celle-ci ne soit plus perçue comme une contrainte, mais comme un atout majeur, propice à la découverte et à la surprise.
Un autre axe fort du projet consiste à renforcer les liens avec le jardin, aujourd’hui peu perceptibles depuis l’intérieur malgré la présence de larges baies vitrées. Le travail sur les parcours et les axes de circulation vise ainsi à multiplier les perspectives et les arrivées face aux ouvertures extérieures, afin d’attirer naturellement le regard vers le jardin. Des jeux de miroirs viennent compléter cette approche, permettant de prolonger visuellement l’extérieur à l’intérieur, tout en conférant une identité marquée aux espaces.
L’optimisation des usages demeure centrale, tout comme l’intégration d’une conception bioclimatique attentive à la limitation des surchauffes estivales. À l’extérieur, des interventions ponctuelles permettent, à moindre coût, d’homogénéiser et de singulariser les différentes annexes, tout en tirant pleinement parti des surfaces offertes par le jardin.