Alterlab architectes

  • Perspective du projet
    Urbanisme et aménagement de lotissement 
    2010
    (17 - Charente-Maritime)
    17450 Fouras
    France métropolitaine
    Maître d’ouvrage :
    Formation continue de Pôle Atlantique
    La frange littorale est très souvent constituée d’un paysage particulier où faune et flore constituent un écosystème fragile, à la frontière de la terre et de la mer. Le territoire charentais est d’autant plus concerné par cette situation qu’il s’agit d’un paysage de marais où les accidents topographiques sont rares. L’eau y est très présente et l’homme a dû créer des canaux dès le XVIIème siècle pour assécher la terre afin de rendre le marais habitable et cultivable. L’écosystème s’est fragilisé à mesure que la civilisation se développait.

    Aujourd’hui, la prise de conscience d’un partage du territoire entre l’homme et son environnement a fait son chemin et des organismes privés comme publics se sont multipliés afin d’orienter le développement de l’expansion urbaine vers un plus grand respect de la nature. Cette philosophie vertueuse de développement se heurte trop souvent à des intérêts économiques qui prennent le pas sur la conscience environnementale ; le consensus n’est pas toujours de mise.

    Sur le littoral, l’océan rappelle parfois à travers de violentes tempêtes que la nature est puissante et que ce paysage lui appartient. Ce fut le cas récemment avec les tempêtes Lothar et Martin en décembre 1999 et en 2010 avec Xynthia. Des territoires entiers ont été sinistrés sous l’effet conjugué du vent, de la mer et d’un puissant système dépressionnaire.

    Les zones construites n’ont pas fait office d’exception. Dans la grande majorité des cas, les zones urbaines endommagées furent érigées à une époque d’urbanisme galopant qui dévorait le territoire, persuadé que le génie civil et ses digues se chargeaient de le protéger. Les constructions qui s’érigent depuis n’offrent aucune différence avec celles construites bien plus loin dans les terres. La typologie des villages anciens, qui consistait à s’éloigner des côtes et à s’implanter sur les points hauts du paysage, n’a eu que très peu de rayonnement face aux enjeux économiques. Le poids des années et les transformations du paysage ont fait oublier à l’homme qu’il séjournait sur un marais, autrefois territoire maritime.

    Après Xynthia, et comme bien souvent face à une nouvelle problématique, l’état a pris une décision radicale : toutes les communes et habitations touchées par la tempête deviennent des zones noires rebaptisées “zones de solidarité”. Il s’agit ni plus, ni moins, de raser ces quartiers et d’y proscrire définitivement toute construction. Cependant, après avoir pris connaissance des caractéristiques de ces différentes zones, on peut distinguer celles qui sont effectivement trop exposées, voir en dessous du niveau de la mer, cachées derrière une digue comme à l’Aiguillon en Vendée.

    D’autres zones de solidarité, comme celle de la presqu’île de Fouras abordé dans ce projet, présentent des caractéristiques qui la rendent tout à fait habitable à condition de créer une typologie de construction adaptée à son environnement. Je propose donc une alternative à la décision de l’état en développant une solution consciente des risques liés à la proximité de l’océan. Ces spécificités constructives et formelles devraient être accompagnées par des réglements stricts intégrés au PLU. L’état et la commune trouveraient là une occasion de reprendre du pouvoir quant à ces réglements, ce qui lui fait aujourd’hui défaut. L’autorisation d’habiter la zone permettrait de gérer la dimension humaine de ce drame et de préserver un habitat d’exception sur une commune dont le tourisme est la principale activité.

    Au delà du bien fondé d’une étude plus précise sur les zones de solidarité dont on ne comprend pas toujours le tracé (ou l’absence de tracé comme sur l’île de Ré), cette réflexion présentée ici est aussi un prétexte et un encouragement à la diversité architecturale qui devrait être représentative de la richesse de notre environnement. La prolifération des lotissements tous identiques dans nos campagnes a uniformisé le paysage et notre façon de l’appréhender mais la prise de conscience et la formation continuent...
  • Plan de masse du projet de requalification du quartier sinistré
    Urbanisme et aménagement de lotissement 
    2010
    (17 - Charente-Maritime)
    17450 Fouras
    France métropolitaine
    Maître d’ouvrage :
    Formation continue de Pôle Atlantique
    La frange littorale est très souvent constituée d’un paysage particulier où faune et flore constituent un écosystème fragile, à la frontière de la terre et de la mer. Le territoire charentais est d’autant plus concerné par cette situation qu’il s’agit d’un paysage de marais où les accidents topographiques sont rares. L’eau y est très présente et l’homme a dû créer des canaux dès le XVIIème siècle pour assécher la terre afin de rendre le marais habitable et cultivable. L’écosystème s’est fragilisé à mesure que la civilisation se développait.

    Aujourd’hui, la prise de conscience d’un partage du territoire entre l’homme et son environnement a fait son chemin et des organismes privés comme publics se sont multipliés afin d’orienter le développement de l’expansion urbaine vers un plus grand respect de la nature. Cette philosophie vertueuse de développement se heurte trop souvent à des intérêts économiques qui prennent le pas sur la conscience environnementale ; le consensus n’est pas toujours de mise.

    Sur le littoral, l’océan rappelle parfois à travers de violentes tempêtes que la nature est puissante et que ce paysage lui appartient. Ce fut le cas récemment avec les tempêtes Lothar et Martin en décembre 1999 et en 2010 avec Xynthia. Des territoires entiers ont été sinistrés sous l’effet conjugué du vent, de la mer et d’un puissant système dépressionnaire.

    Les zones construites n’ont pas fait office d’exception. Dans la grande majorité des cas, les zones urbaines endommagées furent érigées à une époque d’urbanisme galopant qui dévorait le territoire, persuadé que le génie civil et ses digues se chargeaient de le protéger. Les constructions qui s’érigent depuis n’offrent aucune différence avec celles construites bien plus loin dans les terres. La typologie des villages anciens, qui consistait à s’éloigner des côtes et à s’implanter sur les points hauts du paysage, n’a eu que très peu de rayonnement face aux enjeux économiques. Le poids des années et les transformations du paysage ont fait oublier à l’homme qu’il séjournait sur un marais, autrefois territoire maritime.

    Après Xynthia, et comme bien souvent face à une nouvelle problématique, l’état a pris une décision radicale : toutes les communes et habitations touchées par la tempête deviennent des zones noires rebaptisées “zones de solidarité”. Il s’agit ni plus, ni moins, de raser ces quartiers et d’y proscrire définitivement toute construction. Cependant, après avoir pris connaissance des caractéristiques de ces différentes zones, on peut distinguer celles qui sont effectivement trop exposées, voir en dessous du niveau de la mer, cachées derrière une digue comme à l’Aiguillon en Vendée.

    D’autres zones de solidarité, comme celle de la presqu’île de Fouras abordé dans ce projet, présentent des caractéristiques qui la rendent tout à fait habitable à condition de créer une typologie de construction adaptée à son environnement. Je propose donc une alternative à la décision de l’état en développant une solution consciente des risques liés à la proximité de l’océan. Ces spécificités constructives et formelles devraient être accompagnées par des réglements stricts intégrés au PLU. L’état et la commune trouveraient là une occasion de reprendre du pouvoir quant à ces réglements, ce qui lui fait aujourd’hui défaut. L’autorisation d’habiter la zone permettrait de gérer la dimension humaine de ce drame et de préserver un habitat d’exception sur une commune dont le tourisme est la principale activité.

    Au delà du bien fondé d’une étude plus précise sur les zones de solidarité dont on ne comprend pas toujours le tracé (ou l’absence de tracé comme sur l’île de Ré), cette réflexion présentée ici est aussi un prétexte et un encouragement à la diversité architecturale qui devrait être représentative de la richesse de notre environnement. La prolifération des lotissements tous identiques dans nos campagnes a uniformisé le paysage et notre façon de l’appréhender mais la prise de conscience et la formation continuent...
  • Urbanisme et aménagement de lotissement 
    2010
    (17 - Charente-Maritime)
    17450 Fouras
    France métropolitaine
    Maître d’ouvrage :
    Formation continue de Pôle Atlantique
    La frange littorale est très souvent constituée d’un paysage particulier où faune et flore constituent un écosystème fragile, à la frontière de la terre et de la mer. Le territoire charentais est d’autant plus concerné par cette situation qu’il s’agit d’un paysage de marais où les accidents topographiques sont rares. L’eau y est très présente et l’homme a dû créer des canaux dès le XVIIème siècle pour assécher la terre afin de rendre le marais habitable et cultivable. L’écosystème s’est fragilisé à mesure que la civilisation se développait.

    Aujourd’hui, la prise de conscience d’un partage du territoire entre l’homme et son environnement a fait son chemin et des organismes privés comme publics se sont multipliés afin d’orienter le développement de l’expansion urbaine vers un plus grand respect de la nature. Cette philosophie vertueuse de développement se heurte trop souvent à des intérêts économiques qui prennent le pas sur la conscience environnementale ; le consensus n’est pas toujours de mise.

    Sur le littoral, l’océan rappelle parfois à travers de violentes tempêtes que la nature est puissante et que ce paysage lui appartient. Ce fut le cas récemment avec les tempêtes Lothar et Martin en décembre 1999 et en 2010 avec Xynthia. Des territoires entiers ont été sinistrés sous l’effet conjugué du vent, de la mer et d’un puissant système dépressionnaire.

    Les zones construites n’ont pas fait office d’exception. Dans la grande majorité des cas, les zones urbaines endommagées furent érigées à une époque d’urbanisme galopant qui dévorait le territoire, persuadé que le génie civil et ses digues se chargeaient de le protéger. Les constructions qui s’érigent depuis n’offrent aucune différence avec celles construites bien plus loin dans les terres. La typologie des villages anciens, qui consistait à s’éloigner des côtes et à s’implanter sur les points hauts du paysage, n’a eu que très peu de rayonnement face aux enjeux économiques. Le poids des années et les transformations du paysage ont fait oublier à l’homme qu’il séjournait sur un marais, autrefois territoire maritime.

    Après Xynthia, et comme bien souvent face à une nouvelle problématique, l’état a pris une décision radicale : toutes les communes et habitations touchées par la tempête deviennent des zones noires rebaptisées “zones de solidarité”. Il s’agit ni plus, ni moins, de raser ces quartiers et d’y proscrire définitivement toute construction. Cependant, après avoir pris connaissance des caractéristiques de ces différentes zones, on peut distinguer celles qui sont effectivement trop exposées, voir en dessous du niveau de la mer, cachées derrière une digue comme à l’Aiguillon en Vendée.

    D’autres zones de solidarité, comme celle de la presqu’île de Fouras abordé dans ce projet, présentent des caractéristiques qui la rendent tout à fait habitable à condition de créer une typologie de construction adaptée à son environnement. Je propose donc une alternative à la décision de l’état en développant une solution consciente des risques liés à la proximité de l’océan. Ces spécificités constructives et formelles devraient être accompagnées par des réglements stricts intégrés au PLU. L’état et la commune trouveraient là une occasion de reprendre du pouvoir quant à ces réglements, ce qui lui fait aujourd’hui défaut. L’autorisation d’habiter la zone permettrait de gérer la dimension humaine de ce drame et de préserver un habitat d’exception sur une commune dont le tourisme est la principale activité.

    Au delà du bien fondé d’une étude plus précise sur les zones de solidarité dont on ne comprend pas toujours le tracé (ou l’absence de tracé comme sur l’île de Ré), cette réflexion présentée ici est aussi un prétexte et un encouragement à la diversité architecturale qui devrait être représentative de la richesse de notre environnement. La prolifération des lotissements tous identiques dans nos campagnes a uniformisé le paysage et notre façon de l’appréhender mais la prise de conscience et la formation continuent...
  • Urbanisme et aménagement de lotissement 
    2010
    (17 - Charente-Maritime)
    17450 Fouras
    France métropolitaine
    Maître d’ouvrage :
    Formation continue de Pôle Atlantique
    La frange littorale est très souvent constituée d’un paysage particulier où faune et flore constituent un écosystème fragile, à la frontière de la terre et de la mer. Le territoire charentais est d’autant plus concerné par cette situation qu’il s’agit d’un paysage de marais où les accidents topographiques sont rares. L’eau y est très présente et l’homme a dû créer des canaux dès le XVIIème siècle pour assécher la terre afin de rendre le marais habitable et cultivable. L’écosystème s’est fragilisé à mesure que la civilisation se développait.

    Aujourd’hui, la prise de conscience d’un partage du territoire entre l’homme et son environnement a fait son chemin et des organismes privés comme publics se sont multipliés afin d’orienter le développement de l’expansion urbaine vers un plus grand respect de la nature. Cette philosophie vertueuse de développement se heurte trop souvent à des intérêts économiques qui prennent le pas sur la conscience environnementale ; le consensus n’est pas toujours de mise.

    Sur le littoral, l’océan rappelle parfois à travers de violentes tempêtes que la nature est puissante et que ce paysage lui appartient. Ce fut le cas récemment avec les tempêtes Lothar et Martin en décembre 1999 et en 2010 avec Xynthia. Des territoires entiers ont été sinistrés sous l’effet conjugué du vent, de la mer et d’un puissant système dépressionnaire.

    Les zones construites n’ont pas fait office d’exception. Dans la grande majorité des cas, les zones urbaines endommagées furent érigées à une époque d’urbanisme galopant qui dévorait le territoire, persuadé que le génie civil et ses digues se chargeaient de le protéger. Les constructions qui s’érigent depuis n’offrent aucune différence avec celles construites bien plus loin dans les terres. La typologie des villages anciens, qui consistait à s’éloigner des côtes et à s’implanter sur les points hauts du paysage, n’a eu que très peu de rayonnement face aux enjeux économiques. Le poids des années et les transformations du paysage ont fait oublier à l’homme qu’il séjournait sur un marais, autrefois territoire maritime.

    Après Xynthia, et comme bien souvent face à une nouvelle problématique, l’état a pris une décision radicale : toutes les communes et habitations touchées par la tempête deviennent des zones noires rebaptisées “zones de solidarité”. Il s’agit ni plus, ni moins, de raser ces quartiers et d’y proscrire définitivement toute construction. Cependant, après avoir pris connaissance des caractéristiques de ces différentes zones, on peut distinguer celles qui sont effectivement trop exposées, voir en dessous du niveau de la mer, cachées derrière une digue comme à l’Aiguillon en Vendée.

    D’autres zones de solidarité, comme celle de la presqu’île de Fouras abordé dans ce projet, présentent des caractéristiques qui la rendent tout à fait habitable à condition de créer une typologie de construction adaptée à son environnement. Je propose donc une alternative à la décision de l’état en développant une solution consciente des risques liés à la proximité de l’océan. Ces spécificités constructives et formelles devraient être accompagnées par des réglements stricts intégrés au PLU. L’état et la commune trouveraient là une occasion de reprendre du pouvoir quant à ces réglements, ce qui lui fait aujourd’hui défaut. L’autorisation d’habiter la zone permettrait de gérer la dimension humaine de ce drame et de préserver un habitat d’exception sur une commune dont le tourisme est la principale activité.

    Au delà du bien fondé d’une étude plus précise sur les zones de solidarité dont on ne comprend pas toujours le tracé (ou l’absence de tracé comme sur l’île de Ré), cette réflexion présentée ici est aussi un prétexte et un encouragement à la diversité architecturale qui devrait être représentative de la richesse de notre environnement. La prolifération des lotissements tous identiques dans nos campagnes a uniformisé le paysage et notre façon de l’appréhender mais la prise de conscience et la formation continuent...